BRESIL - ITALIE: 3-0
Buts: Luis Fabiano (37e et 43e) et Dossena c.s.c (44e) pour le Brésil.
"On peut battre le Brésil et l'Espagne ici". Gianluigi Buffon peut repasser pour ses prédictions. Il avait tout faux. En plus d'avoir été balayés par une séduisante équipe du Brésil (3-0), les coéquipiers du gardien de la Juve ne pourront même pas se rattraper face à l'Espagne, puisqu'ils sont éliminés de la compétition. Cruelle désillusion pour la Squadra Azzura qui laisse sa place dans le dernier carré aux Etats-Unis, surprenants vainqueurs de l'Egypte (3-0), et se retrouve face à un immense chantier, un an avant la Coupe du monde. Pourtant, un petit but suffisait pour se qualifier. Ce soir, c'était beaucoup trop pour des champions du monde complètement dépassés dans tous les secteurs de jeu.
Critiqué par toute la presse transalpine avant la rencontre, Marcello Lippi va passer de mauvaises vacances. Habitués à se reposer sur des valeurs de combat, de sacrifice -au détriment d'un jeu léché- les Italiens ont laissé tout ça aux vestiaires. La Seleçao n'en demandait pas tant. A la pause, la rencontre était déjà pliée. Avec trois buts encaissés en quarante-cinq minutes, ce qui ne lui était plus arrivée depuis mai 1957 et une défaite face à la Yougoslavie (6-1), la sélection italienne n'avait rien d'un champion du monde. En huit minutes, le Brésil avait pris le large, grâce à deux buts de Luis Fabiano (37e et 43e) et une réalisation contre son camp de Dossena (44e), à l'agonie ce soir face à Maicon.
En seconde période, Lippi changeait Pepe pour Montolivo. Sans succès. Le gouffre était trop immense pour qu'un seul joueur vienne changer la donne. A chaque attaque auriverde, l'arrière-garde transalpine démontrait toutes ses lacunes. Lents, apathiques, laxistes, les défenseurs italiens vivaient un calvaire face aux vagues brésiliennes. Fabio Cannavaro, qui égalait Paolo Maldini au niveau du nombre de sélections (126), s'en souviendra longtemps. Avec deux défaites au compteur et une élimination prématurée, la prise de contact en terre sud-africaine n'aura pas eu l'effet escompté. Pour le Brésil, le parcours continue. Et la finale tant attendue face à l'Espagne est plus que jamais possible. Au moins deux nations du football qui assument leur statut.