Salam alaykoum,


AFP ¦ Adidas présente le «ballon de fottball intelligent», muni d'une puce permettant de signaler s'il franchit la ligne de but, Yokohama, Japon, le 13 décembre 2007.
«Le ballon intelligent». C’est ainsi que Joseph Blatter a baptisé la sphère à puce expérimentée actuellement au Mondial des clubs. Et pour le président de la Fifa, il s’agira d’une aide précieuse pour l’arbitre. «Il y a une puce dans le ballon, qui permet de déterminer si le ballon a franchi la ligne.»
Un signal en temps réél
La technologie, développée conjointement par Adidas et Cairos Technologies AG, transmet un signal en temps réel capté par la montre de l'arbitre pour le prévenir dès que le ballon dépasse la ligne de but.
«Il est facile de blâmer les arbitres, renchérit Günter Pfau, directeur des relations Fifa-UEFA auprès d'Adidas. Mais il est beaucoup plus délicat de leur venir en aide. Nous cherchons à aller dans ce sens, en suivant les attentes de l'International Board. Que cette technologie ne s'intéresse qu'à la ligne de but. Que les résultats soient 100% fiables. Que l'information soit transmise instantanément à l'arbitre. Et que seuls les officiels de match soient informés. Nous avons beaucoup travaillé depuis le premier test réalisé au Pérou en 2005 (à l'occasion de la Coupe du monde des moins de 17 ans). Et nous sommes aujourd'hui satisfaits.»
Contrairement à la première technologie qui impliquait la présence de nombreux capteurs autour du terrain, celle-ci engage une logistique beaucoup plus simple. «De très fins câbles (2 millimètres) sont enterrés à environ 15-20 centimètres de profondeur tout autour du but, précise Christian Holzer, directeur général de Cairos technologies. Cela crée un champ magnétique envoyant des informations à la puce située dans le ballon. Dès la ligne de but franchie, le message “Goal” apparaît sur la montre des quatre officiels.» Lors du Liverpool – Besiktas du mois dernier (8-0), la montre de l’arbitre aurait donc clignoté 8 fois.
Tous les scénarii envisagés
Après une multitude de tests, tous les scénarii ont été envisagés. Selon Christian Holzer, «la puce ne peut en aucun cas être détériorée par une frappe, aussi puissante soit elle. Le message envoyé par la puce étant crypté, il ne peut subir la moindre interférence».
«A leur arrivée sur le sol nippon, nous avons donné quarante ballons à chaque équipe qui participe au Mondial des clubs. Vingt-cinq étaient absolument normaux et quinze possédaient cette fameuse puce, parfois activée, d'autres fois non. Les joueurs n'y ont vu aucune différence.»
Les résultats de cette expérimentation du «ballon intelligent» seront transmis à la Fifa dans quelques semaines. «Si la technologie fait ses preuves, elle pourrait être étendue pas à pas dans le championnat de France, annonce Michel Girard, le président de la commission des lois du jeu à la FFR. Mais cela se fera uniquement dans le foot professionnel et pas avant deux ans. Il faut pour cela que l’initiative vienne d’en haut. Nous, on ne fait qu’appliquer les directives de la Fifa.»
Gil Baudu
20Minutes.fr, éditions du 14/12/2007 - 12h40
Salam