Débat Goal.com - Le Barça est-il favorisé par l’arbitrage ?
Arsène Wenger s'est montré furieux contre l'arbitre après l'élimination d'Arsenal en 8e de finale de Ligue des Champions face au Barça. Pour le manager français, l'arbitre a tué le match. L’occasion de débattre dans nos colonnes d’un éventuel favoritisme du Barça par les arbitres en général.
On dit que les meilleurs arbitres, c’est ceux dont on n’arrive pas à se souvenir du nom. C’est loin d’être le cas de monsieur Massimo Busacca. Le directeur de jeu de Barça-Arsenal a gagné le droit d’entrée dans un club pas si fermé que ça, celui des arbitres contestés.
L’attaque de la Busacca géante
Malgré le but encaissé en fin de première période, les joueurs d'Arsène Wenger ont tenu le coup. Et ils sont même parvenus à décrocher le but de l'égalisation. Sur un corner de Nasri, Busquets reprenait de la tête pour inscrire un but contre son camp (1-1, 53e). A ce moment là... Arsenal est qualifié pour les quarts de finale. Mais seulement quelques minutes plus tard, les choses vont tourner au vinaigre pour les Gunners. Van Persie va récolter un second carton jaune pour avoir frapper au but alors que l'arbitre avait signalé une position de hors-jeu (56e). La suite on la connait. Monsieur Busacca est accusé tout simplement d’avoir gagné le match de l’année.
« Persicuted »
La presse s’est égosillée mercredi matin comme on pouvait s’y attendre. "Si du strict point de vue du règlement, sa décision paraît justifiée, elle ne tient pas compte de son esprit", résume L'Equipe, reflétant l'avis général. Le Parisien, lui, parle d'un "zèle de mauvais goût" sans qu'aucun commentaire ne rappelle que Van Persie aurait très bien pu être exclu dès la première mi-temps pour sa claque adressée à Daniel Alves (45e+2). La presse anglaise s'en donne évidemment à cœur joie avec cet épisode. On retiendra ce jeu de mots du Sun : "persicuted", mix entre Van Persie et persecuted (persécuté).
Alors, le Barça est-il favorisé par l’arbitrage ? Ne répondez pas tout de suite. Car la soirée de mardi n’est qu’un épisode. Le club catalan a déjà été accusé de recevoir l’aide du sifflet dans d’autres circonstances. Tom Henning Ovrebo, qui avait officié à la demi-finale retour de Ligue des champions entre Chelsea et Barcelone (1-1) le 6 mai, avait rendu fous Didier Drogba et ses coéquipiers après la qualification catalane, entachée par plusieurs penaltys évidents non-sifflés pour les Blues. Cette controverse, qui lui avait valu des menaces de mort, avait signé la fin de sa carrière d’homme en noir. Constamment hanté par les images de Drogba, Ballack et Essien, le Norvégien a décidé d’entamer une reconversion pour le moins radicale en se retirant dans un couvent luthérien de Trondheim.
Iturralde González, le très controversé arbitre espagnol, a lui arbitré 31 matches de Barcelone pour un total de 20 victoires, 7 nuls et 4 défaites et 10 pénaltys. On l’a dernièrement vu officier lors de Valence –Barça il y a quelques semaines. Il s’était distingué en ne validant pas un but tout à fait valable de Jordi Alba signalé, à tort, hors-jeu. Il était également en charge en octobre 2008, quand Barcelone avait corrigé l’Atlético Madrid 6-1 avec 5 buts dans les 28 premières minutes du match. Lors du derby catalan de novembre dernier, il avait octroyé aux hommes de Guardiola un très généreux pénalty pour une très hypothétique faute de Raul Baena sur Xavi. Alors, le Barça favorisé par les hommes en noir ? Le club catalan, par son excellence et les joueurs qui le composent, exerce-t-il une fascination sur les arbitres ? Le débat est ouvert.