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Auteur Sujet: Feu Abdellatif BEGGAR  (Lu 915 fois)

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Feu Abdellatif BEGGAR
« le: 24 juin 2009 à 12:35 »
[f]Ayant passé quatre ans avec les U-15 du club, il avait son premier succès dans sa saison de départ avec les U-17, comme il a été couronné le champion du Tournoi arabe Maghreb avec le Raja en 1969 à Fez, avant le fait de prendre part avec les Aigles Verts dans la finale d'un tournoi international tenu en France.

Beggar a fait ses débuts avec les aînés de Raja en 1972 et a rejoint le côté de jeune national dans la même année.

Il a dû attendre jusqu'à 1977 pour gagner son premier titre national avec les Verts, la coupe de Trône et gagner son premier bonnet avec les Lions d'Atlas, avant le fait de rejoindre la ligue saoudienne avec Al-Wahda dans sa première expérience professionnelle d'outre-mer.

En faisant une rentrée à son Raja de club de mère Casablanca, après une période de deux ans dans le Golfe, Beggar a soulevé la deuxième coupe de Trône dans sa carrière.

 En 1985, il a fait un mouvement à Wydad Casablanca, les rivaux de la ville de Raja, où il est resté pour une course d'un an.

Beggar a enveloppé sa carrière où il l'a déclenché. Il a commencé comme un joueur de Raja et a fini comme un entraîneur dans les différentes sous-équipes du club.

Il connaît et aime la Hollande, où il avait suivi un stage de concentration, en 1985, sous la direction de Hassan Hormatallah, avec Dolmy, Driss Accah, Fethi Jamal, Bachir, etc. Beggar avait acheté, en Hollande des copies de tableaux d'art, dont une reproduction de Vincent Van Gogh !

Il déjeunait avec un bouquet d'amis à La Casa d'España, un restaurant espagnol au coeur de Casablanca. Il appréciait le soir frais, sociable, ignorant que ses heures ont été comptées. Abdellatif Beggar, une ancienne étoile de Raja et le père à Fatima Zahra et à Zakaria, était parmi les victimes des attaques terroristes du 16 mai 2003.
[/f]

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Feu Abdellatif BEGGAR
« Réponse #1 le: 24 juin 2009 à 12:36 »
                 Abdellatif Beggar : L’artiste victime de l’obscurantisme              



[adilux=left]http://www.libe.ma/photo/1379000-1823265.jpg[/adilux]Quand la main barbare et l’esprit borné ont frappé, cela a une date noire: le vendredi 16 mai 2003. Casablanca et le Maroc dans ses coins et contrées les plus reculés ont été secoués. Un pays touché dans ses valeurs profondes ayant fait et feront son fort: ouverture et tolérance.
Les forfaits aussi abjects que crapuleux perpétrés par une horde de marionnettes dont les ficelles ont été tirées à la guise de sbires sans scrupule, ont fait des victimes. Des personnes innocentes, de tout âge et de toutes les catégories sociales, ont succombé aux explosions du méfait intégriste pour que l’on ait le sentiment d’être poignardé dans le dos.
Parmi les victimes du 16 mai, il y avait un sportif, le regretté Abdellatif Beggar, qui lors de ce soir macabre, se trouvait avec ses amis à la Casa d’España, fêtant l’hymne de la vie, rêvant d’un lendemain meilleur pour ses enfants qu’il devait retrouver en fin de soirée. Sauf que des désœuvrés, sans foi ni loi en ont décidé autrement, ôtant la vie à feu Beggar, un pur Casablancais qui a rendu des services immenses à son club de toujours, le Raja, et au football national en général.
Beggar avait fait des générations d’heureux parmi les passionnés du football. Ce sport réputé viril, mais qui doit toute sa popularité et son pouvoir de séduction et de subjugation aux footballeurs artistes, denrée rare et dont Abdellatif faisait partie. Il n’était pas que le joueur de football patenté, tenté par le ballon rond dès son jeune âge pour ne plus s’en séparer jusqu’au dernier souffle. Il a également valu par ses qualités d’homme, constamment à l’écoute de l’autre, sensible à ses malheurs et problèmes.
En tant que technicien, il ne pouvait intégrer le cercle des entraîneurs théoriciens, se contentant de parole et de tableau pour faire passer son message tactique. Loin de là. Pour lui, le geste quand il l’exigeait, il le démontrait. Un coach-joueur qui a gardé de beaux restes, formant un grand nombre de joueurs ayant acquis une célébrité notoire après avoir tiré profit de ses conseils précieux.
Son bonheur immense, il l’a trouvé au Raja, même quand l’argent ne coulait pas à flots. A Casablanca aussi, cette ville qu’il ne s’est jamais résigné à quitter.
Les petites virées du côté de Tétouan ou en dehors du Royaume en Arabie Saoudite n’ont été que de courte durée. Cette ville à laquelle des fous furieux, des bornés téléguidés se sont attaqués pour la toucher dans ce qu’elle a de plus cher: ses enfants et ses symboles, tel le regretté Abdellatif Beggar.