En conservant dimanche son titre de champion national, Coton Sport de Garoua a confirmé sa domination sur le football camerounais. L'entraîneur français des Cotonculteurs, Denis Lavagne, entend néanmoins garder son effectif sous pression en vue des échéances africaines.
Denis, Coton Sport de Garoua vient de décrocher avant terme, son onzième titre de champion du Cameroun. Quels sont les ingrédients qui ont concouru à l’excellente performance réalisée cette saison ?
C’est la qualité des joueurs avant tout, ensuite, c’est les structures du club, la stabilité tant de l’effectif de joueurs que de la politique de gestion du club.
Et si on vous demandait de poser un regard critique sur l’organisation du Championnat national de première division.
Dans l’ensemble, il y a eu amélioration. Il n’y a pas eu trop de problèmes comme par le passé. Le seul problème qui persiste est l’état de terrain, il est difficile d’y pratiquer un football de qualité. Impossible de jouer au sol, On est parfois obligé de jouer en l’air et cela nuit à la qualité du football et du spectacle. Dommage que certains terrains choisis pour abriter les matches du Championnat soient dans cet état. Dans l’ensemble c’était une bonne édition. En ce qui concerne les arbitres, il est toujours difficile d’arbitrer, ils font des erreurs comme tout le monde, parfois un peu trop. Les erreurs d’arbitrage, on en voit dans tous les pays, je pense qu’il faut encore progresser sur ce point-là au Cameroun. Je dirais que, dans l’ensemble, cela ne s’est pas trop mal passé cette saison.
Coton Sport est assimilé à un chasseur qui court trois lièvres à la fois. Le premier, le Championnat, est attrapé, reste le trophée de la Coupe du Cameroun et celui de la Ligue africaine des Champions. Avez-vous encore assez de ressources pour tenir la route ?
Il faut rester bien concentré sur ce qu’on droit faire et ne pas tomber dans une certaine suffisance. Parce que, si on se retrouve dans ce mauvais état d’esprit, on aura une mauvaise surprise par exemple lors de notre prochaine sortie, qui aura lieu au Maroc devant le Raja de Casablanca pour le compte de la Ligue des Champions. Dans l’ensemble, on a encore deux compétitions à finir, au moins deux matches de Coupe du Cameroun et six matches de Ligue des Champions voire un peu plus. On se doit donc de bien gérer la suite. On a l’ambition de réaliser un doublé et de bien figurer dans un premier temps au classement de la phase des poules de la Coupe africaine.
Si l’adversaire des demi-finales de la Coupe du Cameroun n’est pas encore connu, comment avez-vous préparé votre prochaine sortie le samedi 16 juillet prochain contre le Raja Casablanca ?
On va là-bas pour essayer d’obtenir un résultat. On prépare sérieusement cette rencontre, on y va pour défendre chèrement notre peau, on sait que ça sera pas facile parce que les matches à l’extérieur sont toujours très compliqués. On a envie de bien entamer cette campagne internationale. On va essayer de ramener au moins un point du Maroc. Le titre africain cette saison, c’est notre principal objectif.
Aux dernières nouvelles, beaucoup de vos joueurs sont très sollicités par les clubs étrangers pour un éventuel transfert, tel le cas d’Edgar Salli? Leur départ éventuel ne pourrait pas fausser tous vos plans ?
D’abord, retenez qu’aucun joueurs sous contrat n’est autorisé à partir au mercato d’été parce qu’on joue la Champions League. Oui, il y a des contacts avec des clubs européens, mais rien de définitif pour l’instant. On discute, il y a aura certainement des départs, mais seulement au ercato d’hiver.
Vous êtes arrivée en fin de contrat. Comment se présente votre avenir avec Coton Sport de Garoua ?
J’ai renouvelé mon contrat pour une saison, jusqu’en juin 2012, avec toujours l’ambition d’être performant dans les compétitions nationales et puis de se qualifier encore pour la Champions League. Mes ambitions visent aussi à faire progresser certains joueurs, afin qu’ils intègrent le football professionnel en Europe.
Propos recueillis par Paul Nana (Rédaction Football365/FootSud)